Creative Natural Art with the heart * Art en symbiose avec la nature et la spiritualité

L'œuvre des Rouges
Incarnation

Le 06-01-26, j’ai terminé l’oeuvre Rouges, mon « incarnation »
Je l’ai débuté réellement de 20-12, jour de nouvelle lune en décembre (l’axe Gémeaux–Sagittaire est appelé l’axe de l’humanité ) et le solstice d’hiver en même temps, en versant mon sang de mensturation sur le papier, tissu, cheveux.
« Nouvelle Lune en Sagi- TERRE du 20 décembre 2025
En astrologie ésotérique, l’axe Gémeaux–Sagittaire est appelé l’axe de l’humanité. La terre est le maître ésotérique du Sagittaire. Intéressant n’est-ce pas cette vision ésotérique ?
Pourtant quand on parle du Sagittaire, on évoque d’abord la pointe de sa flèche qui vise les étoiles mais on oublie la croix qui la soutient… Ici l’impulsion est mutable, le Sagittaire explore le monde ou les mondes et il veut savoir pourquoi il avance et vers quoi il se dirige. C’est une énergie qui ouvre les cœurs vaillants, les consciences aventurières, celles qui ont soif de sens et de co-naissance. Le Sagittaire ne cherche pas le « savoir » pour en faire une accumulation intellectuelle, il cherche une voie directe de compréhension. Il est d’ailleurs associé aux voies symboliques car il cherche à traduire le langage du monde par l’intuition, l’analogie, l’inspiration du ciel… » (catherine)
Les cheveux…que j’avais gardé de la fois où je me suis rasée le crâne.
Le tissu…qui vient de chez oma. Elle l’utilisait souvent comme petite nappe de table. Depuis son décès, je l’utilisait dans mon atelier pour cacher un « Jeu de Soi aux Runes ». Puis en resssortant mon jeu de Soi, j’ai pris le tissu avec moi pour aller chez Katrien faire le Vedic Art Navk to the point. Là bas, me suis rendue compte que mes chats avaient fait pipi dessus… purée ces chats ! J’ai utilisé le tissu pour essuyer mes brosses de peinture, ayant oublié mon essuie-tout…avant de le laver à la machine à la maison. Ce tissu, il a vécu, il a une mémoire, il retient et maintenant il a trouvé sa place, sur ce papier , collé à la farine. A certains endroits, je colle du papier de riz afin de coincer les cheveux entre tissu et papier.
Ne sachant pas attendre que mon sang sèche naturellement, je prends le fer à repasser et je repasse le tout au verso. L’odeur du sang me vient au nez, le rouge flash change instantanément vers le rouge brun. L’odeur du sang et du fer me vient au nez.
Ensuite, ces pigments rouges. J’ai envie d’utiliser mon nouveau liant maison œuf-cire-résine de dammar-huile de lin. Cela me permet de travailler en texture, en épaisseur.
Oui, je ressens le besoin de texture.
Je commence par le rouge Veneto, suivi par le pigment rouge flash et ensuite en dernier le rouge-bordeau intense. Ce dernier, c’est celui que j’aime le plus, intense et chaud, terre-sang réconfortante. Je laisse sécher et je prépare l’encre de racines de garance.
La garance, cette plante dont les racines sont utilisées depuis très longtemps dans la teinture naturelle. Un grand teint, qui résiste à la lumière UV et au lavage.
Étymologie :
• GARANCE, subst. fém.
Étymol. et Hist. 1. [Fin du xie s. bot. warance (Raschi, Gl., éd. A. Darmesteter et D. S. Blondheim, t. 1, no1068)] ; ca 1185 garance « id. » (A. de Paris, Alexandre, III, 5152 ds Elliott Monographs, 37, p. 258) ; 2. ca 1165 warance « teinture rouge extraite de la racine de cette plante » ([Chr. de Troyes], G. d'Angleterre, éd. M. Wilmotte, 2244) ; 3. ca 1265 warance « couleur rouge » (Gloss. de Harl., 140 a ds T.-L.). De l'a. b. frq. wratja « garance » qu'on restitue d'apr. l'a. h. all. rezza « id. » (Graff), empr. au lat. bractea, brattea « feuille de métal, notamment d'or » qui a été confondu sémantiquement avec le lat. class. blatta, -ea « pourpre ». Le mot est attesté en Gaule sous forme latinisée dep. le viie s. dans des chartes, des glossaires, des capitulaires (v. Du Cange t. 4, p. 26), cf. DEAF, col. 136.
Je verse l’encre par-dessus le tout et je laisse sécher.
Une fois le tout à l’état ‘sec’, je n’aime pas. J’éprouve le dégoût, j’ai des nausées. J’ai des flash de mon passé. La cire, la texture, les cheuveux et l’odeur de l’œuvre me rapellent la peau, le corps, le sang avec des cheveux collés dedans. Je vois la mort, la violence, l’horreur. Je sais que je dois traverser, je dois aller voir là, droit dans ces émotions.
Au même moment, en famillen nous regardons la série « Stranger Things ». Et certains passage me font echo. La fouille dans l’esprit dans lequel certains endroits sont ‘comme fermé’ ou difficile d’accès car cela fait mal. Mais qu’en fait, c’est justement là qu’il faut oser entrer car c’est en affrontant l’origine de notre labyrinthe intérieure, qu’on trouve la sortie.
Le soleil entrait dans mon atelier, m’aveuglant presque. Je prends l’œuvre et je la place devant la fenêtre. Les raons lumineux traversent l’œuvre et l’invisible devient visible.
Les lucarnes du tissu sont juste sublimes et l’amour m’envahit. Je pourrai aimer cet œuvre en fait, et enfin je vois comment…
Les fêtes font que l’œuvre reste quelques temps ainsi dans l’atelier. Je n’y touche plus, elle m’attends sagement sur le chevalet.
J’ai débord commencé à voir le cœur au milieu. Et pour adoucir l’œuvre sans la lumière traversée, j’appose un bord doré autour. Cela me rappelle que dans la technique ancestrale de la peinture d’icônes, on mettait d’abord de l’ocre rouge ou un pigment rouge spécifique à leur culture, représentant l’humilité à avoir avant d’accéder à la lumière. Lumière qui est ensuite apposé sur le socle du rouge par la dorure, l’or. Ancrage avant d’accéder au ciel.
L’ocre rouge est aussi appelé le sang de notre terre mère. Il y a une plage en iran qui s’appelle le ‘Blood beach » , plage de sang . Là bas, ils utilisent même l’ocre rouge dans des recettes de cuisine. Et puis, l’ocre rouge est utilisé depuis la nuit des temps : les peintures rupestres, rites de passages dont la naissance et la mort. Pigment chargé de fer, l’oxyde de fer qui est rouge. C’est le métal le plus abondant sur terre. Le fer qui se retrouve dans notre sang, dans notre corps. Tout est lié.
Et l’or…le seul métal qui ne s’oxyde pas. Qui, selon les alchimistes serait le parfait équilibre entre les 5 éléments. Le métal inaltérable et éternel. La lumière de la lumière.
Et l’eau devint Sang , dans la coupe d’Or, en laissant la lumière pénétrer, ses rayons se réfléchissent et se courbent, laissant apparaître ses rayons de couleur rouges. L’eau prend l’apparence du Sang.
Les rouges. Je n’ai jamais vécus les rouges ainsi. Elles viennent pénétrer dans des blessures profondes. Mais en même temps, elles me font ressentir l’Amour !
Je continue sur ma peinture. Au dessus du cœur central, je vois émerger une tête de femme. Je la fais ressortir. Et je compare avec la photo prise de l’œuvre devant la fenêtre. Je reste bouche bée…C’est le moment où je ressens le besoin de tout le temps travailler dessus et quand je ne suis pas avec elle, je la contemple sur la photo dans mon gsm.
Exactement au même endroit de la tête de femme, sur l’œuvre traversée de lumière, j’y vois une tête de fourmi ou d’abeille, ou un genre de reptile aux antennes.
Je me rends compte que j’ai oublié de raconter une étape importante ! Avant de laisser l’œuvre pendant quelques jours dans mon atelier à m’attendre, j’avais brulé tous les cheuveux qui dépassaient de la peau de l’œuvre. Car ils genaîent pour le travail à venir, pour lustrer la cire, pour continuer à peindre. A l’alumette et au briquet. L’odeur… des ses cheveux brulés dépassant la peau rouge de l’œuvre.
Tout , carrément tout, me renvoit vers le corps, mon corps, les corps, leurs corps, nos corps, corps de sang, corps de terre mère, corps de violence, corps de colère
Hier soir, le 5-01, nous avons envoyé en groupe du ‘reiki’ pour les victimes du drame incendie en suisse. J’étais devant ma toile , et avec elle, je suis renvoyée vers leurs corps, peaux brulées, corps brulées, corps violentés, corps décédés. Je m’accroche au cœur central de la toile et à la divinité (que j’ose l’appeler aisni la tête de femme qui a surgit). Nous sommes corps et âmes, corps et esprits, corps et Atma. Dualité et Eternité. Encore une fois de plus, quand un drame surgit ainsi, l’humain est confronté avec sa condition corporelle physique et éphémère, confronté à nos émotions, confronté avec la mort, nos blessures et surtout notre blessure originelle : la blessure de l’incarnation.
Aujourd’hui enfin, je comprends. Je ne comprends pas avec la tête, mais avec mon cœur, avec ma conscience.
Pour accéder à la transcendance, je dois vivre ma dualité. Pour accéder à la lumière, je dois pouvoir rendre mon corps à la terre.
Pour le drame en Suisse, l’humain va chercher des coupables. Des drames ainsi, tout comme les catastrophes naturelles, l’humain qui fait la guerre, la famine dans le monde.. font tous parties de ce grand ordre de la dualité. Même si , à nos yeux d’humain, tout cela semble tellement injuste car cela provoque tellement de douleur, de peine, de blessures.
Amour est la seule réponse à cela. L’Amour inconditionnel de l’éternel, de l’invisible. J’ose croire qu’il équilibre la vie afin qu’on puisse tous et toutes apprendre et évoluer en conscience.
Je termine mon œuvre aujourd’hui, le 6 janvier, jour de l’épiphanie. Je vois le 666 dans la date. On dit souvent que c’est le chiffre du diable, mais Luficer est le porteur de la lumière dans les ténèbres.
A coté de la tête de la Déesse/divinité « indienne », il y a aussi une fleur de lys sur son épaule gauche et un corbeau sur son épaule droite.
Google ia :
Le lys est une fleur de deuil très utilisée, symbolisant principalement la pureté, la majesté, la sérénité et le renouveau de l'âme après la mort, particulièrement le lys blanc qui apporte réconfort spirituel et innocence. Sa tige droite évoque l'hommage solennel, tandis que sa présence crée une atmosphère apaisante, en faisant un choix traditionnel et approprié pour exprimer condoléances et respect
Une fleur de lys sur l'épaule (gauche ou droite) peut symboliser la pureté, la royauté française ou la Vierge Marie, mais historiquement, la marque du lys brûlé était un stigmate infamant pour les criminels en Nouvelle-France, comme Milady de Winter dans Les Trois Mousquetaires. Aujourd'hui, c'est souvent un choix de tatouage pour représenter la noblesse de cœur, la féminité divine ou un lien avec les racines françaises, mais son sens dépend fortement du contexte et des intentions personnelles
Un corbeau sur l'épaule droite a une forte symbolique, notamment dans la mythologie nordique où il représente la pensée (Hugin) ou la mémoire (Munin) accompagnant le dieu Odin, et peut symboliser une aide divine, l'intelligence, ou le guidage vers le paradis dans les croyances celtiques. Il incarne aussi le mystère, la transformation, et peut être vu comme un messager des dieux ou un guide des âmes, bien qu'il soit parfois associé à la guerre ou à la mort.
Je pense que l’œuvre aura encore beaucoup à me raconter, à m’apprendre, à me faire évoluer.
Mes œuvres sont mes recherches du Soi, mon terrain d’exploration de mon intérieur profond sans fond. Je ne peux plus faire sans. Cela est devenu une drogue pour moi.
Et je n’ai même pas encore parlé de l’œuvre outrenoir et de l’œuvre des intentions 2026. Deux œuvres distincts qui révèlent les mêmes choses
Des bouleaux, un lac, horizon et un astre solaire
Qu’est ce que j’aime ce que je fais
Je ne peins pas pour vendre, je peins pour transmettre.
C’est du nectar.












